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La technologie au service des fraises gariguettes

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Fraises gariguettes : Irrigation, fertilisant et température sous contrôle informatique

Capture fraise ladepecheGilles Maguelonne peut désormais suivre la pousse de ses fraises tranquillement. L’installation d’une serre de 4.800 m2 lui permet de ne plus craindre le gel, les fortes précipitations et les formes de pourriture liées à l’humidité du sol.

Il peut ainsi depuis ce printemps miser sur des fraises précoces, les premiers fruits rouges produits localement et qui arrivent depuis déjà trois semaines sur le marché de Valence-d’Agen.

Si sa mère y assure cette vente de proximité les mardi et samedi matin, Gilles Maguelonne travaille directement pour l’essentiel de sa production avec la base Intermarché de Lectoure. Depuis le 6 mars, il cueille ses premières gariguettes et attaquera la remontante «Charlotte» le mois prochain.

 

Moins de melon au profit de la fraise

Issu d’une famille d’agriculteurs depuis plusieurs générations sur Saint-Vincent-Lespinasse, ce chef d’entreprise a fait le choix cette année de réduire de 15 à 8 hectares ses melonnières au profit de la fraise qu’il cultive sur 8.000 m2. «Depuis que je me suis lancé dans la fraise hors-sol en 2003, je cherchais à sécuriser cette production face aux risques météo et je voulais aller plus loin en matière de suivi tant dans la maîtrise des intrants que par le contrôle de l’irrigation. Cette serre équipée d’un système de ferti-irrigation répond à mes attentes.»

En investissant 250 000 euros, Gilles Maguelonne dispose aujourd’hui d’un outil de pointe assisté par ordinateur. Des capteurs déclenchent automatiquement le goutte-à-goutte. L’eau est analysée régulièrement ce qui permet de corriger le calcaire, d’ajuster avec précision l’utilisation des engrais. Enfin, un système de chauffage basse température au gaz lui permet de maintenir une température minimale de 7 °C la nuit (afin que le fruit se mette «en sommeil») et qu’il remonte à 12 °C dès les premiers rayons du soleil (cela a pour effet de «réveiller le fruit» pour qu’il reprenne sa croissance).

Employeur d’une main-d’œuvre locale et féminine

Par cet investissement, il n’y a pas que la technologie qui intéresse le producteur. Le confort de travail de ses équipes compte aussi énormément : «La culture hors-sol permet de travailler debout. Sous une serre, les conditions sont encore plus agréables tant le sol n’est pas boueux et les aléas climatiques ne perturbent plus les cueillettes», se satisfait cet employeur qui veille à recruter une main-d’œuvre locale et avant tout féminine pour une meilleure dextérité avec ces fruits assez fragiles.

En plus des trois permanents qui travaillent avec lui, sept personnes renforcent l’effectif 6 heures par jour actuellement. Passée la fin mai, les céréales, le melon, le raisin et la pomme occuperont le reste de son année.
Le travail ne s’arrête jamais…

Gilles Maguelonne organise dans ses nouvelles serres des portes ouvertes samedi 5 avril de 9 heures à 18 heures au lieu-dit Dreuilhe à Saint-Vincent Lespinasse.

Source : http://www.ladepeche.fr

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barrabas

Auteur : barrabas

Thank you l’Égyptien !!!

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