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La photopériode

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Durée d’éclairement :

Les plantes cultivées en hydroponie sont des plantes qui ont des besoins énergétiques élevés.

Ce sont des plantes cultivées pour leur feuillage (Basilic, Laitue, ), fleurs (Rose, Gerbera), ou fruits (Tomate, Concombre, Aubergine) . Tout ces organes demandent une grande quantité d’énergie pour aboutir à leur création. (Ces plantes trouvent cette énergie dans la lumière, grâce à l’assimilation photosynthétique. )

Ces plantes avides de photons, sont généralement cultivées sous un régime de 18h à 22h d’éclairement par jour,

Mais c’est au jardinier d’adapter la durée d’éclairement (et l’intensité) en fonction du stade de croissance de l’espèce cultivée.

– Certains végétaux voient leur cycle de vie entièrement « guidé » par la durée d’éclairement : ce sont les plantes de jours courts ou jours longs absolus.

– Des boutures en phase d’enracinement demandent un éclairement plus faible qu’un jeune plant (bouture racinée).

La photopériode

« Le photopériodisme est la réaction de la plante à la variation de durée du jour. » (D.Soltner)

Ce phénomène intervient dans la transformation des bourgeons végétatifs en ébauche florale.

La variations de la durée du jour va être un signal pour certaines plantes qui vont acquérir leurs bourgeons floraux.

Pour illustrer ce phénomène de photopériode, on se propose de conter l’histoire de la mise en évidence de la variation de la durée du jours sur certaine plantes.

Ce phénomène a été mis en évidence en France par Tournois en 1912 sur des plantes de la famille des cannabacées : le Chanvre (Cannabis sativa) et le Houblon (Humulus japonicus). Le botaniste a remarqué qu’en raccourcissant artificiellement la durée d’éclairement sous serre, les plantes commençaient à fleurir.

Pourquoi ?

Ces plantes annuelles germent au début du printemps et profitent d’une période de croissance qui leur est favorable (température élevée). A partir du solstice d’été (21 juin pour l’hémisphère nord) la durée du jour diminue sans cesse jusqu’au solstice d’hiver (21 décembre)

PhytochromeA partir d’une certaine durée d’éclairement que la plante va « mesurer » (grâce à des chromoprotéines appelés phytochromes), le végétal aura eu son signal lui indiquant qu’il est temps d’assurer la pérennité de l’espèce : donc la nécessité d’avoir des fleurs, qu’elles soient pollinisées, et que les graines aient le temps de se former.
Ce qui demande un certain temps pour la plante pour réaliser toutes ces étapes et anticiper les rigueurs de l’hiver.

Les plantes qui réagissent de la même façon que le Chanvre à la diminution de la durée du jour sont appelée plantes de jours courts ou nyctipériodiques (nyctè la nuit, comme nyctémère , qui n’est pas un groupe de musique mais une période pour laquelle s’alterne une période de « nuit » et de « jour » !)
Pour revenir à l’exemple du Chanvre, cette plante qui reçoit 18 heures de lumière par jour, commencera rapidement à fleurir sous un régime de 12h .

A l’inverse, le Pavot, l’Epinard, le le Fenouil, ne fleurissent que lorsque la durée du jour augmente (c’est pour cette raison que les coquelicots sont en fleurs en été dans les champs de céréales).
C’est plantes sont dites héméropériodiques (héméros en grec veut dire le jour).

D’autres ne sont pas sensible à la variation de la durée du jour : c’est le cas de la Tomate qui n’exige une durée minimale d’éclairement que pour leur alimentation (photosynthèse).

La photopériode est un donc un moyen pour la plante de se repérer dans les saisons.

(d’autres plantes utilisent la thermopériode, et d’autres encore associent ces phénomènes )

L’avantage d’un espace de culture en intérieur (sans lumière naturelle) et de pouvoir choisir à n’importe qu’elle moment de l’année de la mise à fleurs de la culture. Cet affranchissement totale des contraintes lumineuses permet à l’horticulteur de décider de produire quand il le souhaite. Et pourquoi pas à contre saison ?

La mise à fleur sera décidé par l’horticulteur qui modifiera la durée de l’éclairage en fonction de l’espèce cultivée. (La photopériode est propre à l’espèce cultivée.) Pour cela, le jardinier devra changer le nombre de fonctionnement de son programmateur sur lequel est branché le dispositif d’éclairage.

L’horticulteur peut donc provoquer la floraison des plantes :

– en diminuant la durée du jour des plantes de jours courts (occultation )

– en augmentant la durée du jour des plantes de jours longs (éclairage photopériodique)

Respect de la photopériode

On considère que le déclenchement de la photopériode demande 30 fois mois d’énergie lumineuse que l’énergie lumineuse nécessaire pour la photosynthèse.

Cela aura plusieurs incidences sur la conduite de cultures des plantes.

Une plante nyctypériodique stricte (comme certains Chrysanthèmes) peut être maintenu en croissance végétative en appliquant de courts cycles d’éclairage pendant la période d’obscurité : éclairage 10 minutes toutes les demies heures.

Cette plante sera maintenu en croissance végétative et ne fleurira jamais avec ces brefs cycles d’éclairement. (Rappel: la répétition de l’allumage et extinction des lampes diminue leur durée de vie)

A l’inverse, lors du stade de reproduction ( floraison) , une plante (de jours courts stricte) qui reçoit accidentellement de la lumière durant sa période de repos pendant plusieurs jours peut voir son processus de mise à fleurs stoppé, ou fortement ralenti (de plusieurs semaines).

La plante retournera en croissance végétative après une phase de transition. Dans ce cas, la plante commence à reformer des feuilles juvéniles, plus ou moins déformées.

Ce phénomène qui est souvent, appelé flashage, est absolument à éviter. C’est pourquoi dans les salles de culture accueillant des plantes sensibles à la photopériode, l’éclairement et surtout l’occultation des plantes doivent être scrupuleusement respectés :

L’obscurité doit être totale et continu pendant la nuit. Il ne doit pas avoir de « lumière parasite » qui viendrai contrarier la floraison pendant la phase d’obscurité.

Ces techniques d’occultations et d’éclairages sont fréquemment utilisées en horticulture commerciale, notamment pour la production de Chrysanthèmes.

Vérifier attentivement l’état de marche de vos programmateurs (timers) et de la programmation, surtout des timers électroniques. Il arrive que ce petit matériel, pour des raisons quelconques (surtension du réseau électrique, fiabilité) rend l’âme en restant bloqué sur ON : Dans ce cas, l’éclairage est continu 24/24h.

Qu’ils soient mécaniques (à encoches) ou électroniques, choisissez toujours des programmateurs de qualité: robustes et fiables.
Ils sont plus onéreux que les modèles de base (premier prix trouvé dans un marché) mais ont une durée de vie supérieure et font correctement le travail demandé. Le jeu en vaut vraiment la chandelle.

programmateurs à encochesLes programmateurs à encoches sont plus abordable que les programmateurs électroniques. Ils sont extrêmement simple d’utilisation. Il suffit de choisir le moment du déclenchement et la durée de fonctionnement ( une encoche correspond à 15 minutes).

Quand un problème survient avec ce type de programmateurs, il s’agit souvent de:
– La roue de programmation avec les encoches continu de tourner mais le système d’enclenchement est bloquer
– Le système de déclenchement fonctionne parfaitement mais c’est la roue qui ne tourne plus.

programmateur_hebdomadaire_brennenstuhlLes programmateurs électroniques sont beaucoup moins sujet aux défaillances (pas de pièces mécaniques comme les premiers timers) et permettent de gérer le temps de façon plus précise.

Il est également possible de réaliser plusieurs programmes. (en fonction du jour de la semaine notamment)

Comme tout matériel électrique, il faut respecter la puissance et l’intensité maximale à installer sur chaque programmateur.

La puissance maximale est de l’ordre de 3600W en 230V. L’intensité maximale doit être de 16A. (U=RI).
Cependant n’installer jamais les 4 H.P.S. 600W ou les 3 H.P.S 400W sur un même programmateur.

Ces lampes demandent une grande intensité au démarrage, qui dépassera largement les 16A du programmateurs. Il vaut mieux sectoriser l’alimentation des lampes à décharges en utilisant plusieurs programmateurs, qui déclencheront l’allumage à quelques minutes/secondes de décalages.

Timer 4X600 watts

Il existe des relais électriques disposant d’un programmateur pouvant gérer jusqu’à 6 kits 600W à la fois.

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2 Commentaires

  1. barrabas

    Vivement l’invention d’un système d’occultation automatique pour les petites serres de quelques mètres carrés, si quelqu’un a des infos ou des pistes de recherches sur le sujet … nous attendons vos lumières (photopériodées bien entendu)

  2. Fuji

    Toujours respecter les photopériodes des plantes que l’on cultive. Si on fais pas attention aux horaires d’éclairage et qu’une lampe reste allumé en H 24 cela la stressera et le rendement définitif en sera amoindris. De ce fait lorsque l’on met les lampes sur programmateur il vaut mieux en prendre de très bonnes qualité afin de s’éviter tout désagrément.

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