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Humidité et phytopathologies

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On abordera plus précisément dans la partie réservée aux pathologies des plantes comment l’humidité influence le développement des ravageurs et maladies.

Un espace de culture dont le degré hygrométrique est excessif sera propice au développement de certains pathogènes, comme les moisissures (maladies cryptogamiques).
C’est la même chose avec un défaut d’humidité ( Tétranyches , ou araignées rouges)

Ainsi, la maitrise de l’humidité, constitue une base de lutte prophylactique (adj : qui préserve l’état sanitaire d’une plante de tout ce qui pourrait lui être nuisible).
En d’autres termes, le maintien d’un taux hygrométrique acceptable permet de limiter l’installation et la progression d’une pathologie.

maladies cryptogamiques

Sachez cependant que les maladies cryptogamiques (maladies causées par des champignons) se développent plus facilement avec une hygrométrie élevée, et air un stagnant. L’oïdium est une exception puisque ce champignon qui cause la maladies, appelée « maladie du blanc » se développe avec une atmosphère plus sèche.

La contamination d’une plante par des spores de champignons pathogènes allié à une forte humidité (supérieur à 70%) entraîne généralement une progression de la maladie et une extension à toutes l’enceinte de culture.

En effet, avec une humidité excessive et avec une baisse de la de température (la nuit) il se crée de la condensation sur les plantes et les parois de l’espace de culture. Ces «  gouttes » vont disparaître avec le lever du jour. Seulement, en attendant cette évaporation de l’eau, la plante offre toutes les conditions pour l’installation de maladies cryptogamiques. (elle offre aux champignons le gite et le couvert)

Ces pathologies cryptogamiques peuvent détruire tout, ou partie d’une plante cultivée. Elles peuvent aussi s’étendre très rapidement à toutes la culture grâce à des conditions de dissémination favorables (hygrométrie élevé, pas d’agitation de l’air)

Dans la culture de fraises par exemple, le manque de circulation d’air, dans la masse végétale crée une humidité excessive. (« Un bulbe d’humidité »). Ce sont les bouquets de fleurs ainsi que les fruits (enfin les réceptacle floraux) qui sont préférentiellement touché par le botrytis. (Botrytis cinerea).

Comment faire ?

Pour réduire l’humidité d’un espace de culture, et ainsi ne pas créer un environnement propice aux pathologies cryptogamiques, l’horticulteur doit:

– Dans tout les cas, renouveler la masse d’air de l’abris: serre, tunnel, chambre de culture.

– Installer un ventilateur qui brassera l’air et aura une action asséchante sur les plantes.

– Augmenter la température de l’espace de culture ET extraire l’air de l’abris.

Si malgré tout ces disposition l’humidité est encore en surplus, il faudra prévoir une légère diminution du nombre de plantes cultivées sur une surface.

Et le contraire me direz vous !

A contrario, un manque d’humidité crée un terrain propice pour d’autres pathologies (Tetranychus urticae). Mais il est plus difficile de gérer ce problème, qui intervient généralement en été (température élevée combinée à des vents à l’action desséchante): il faudrait réduire, la température, le nombre de renouvellement de l’air du volume cultivé, tout en s’assurant un maintien de CO2 à des teneurs acceptables pour les végétaux..

Dans ce cas de figure, l’installation d’un humidificateur, d’un système de brumisation ou d’un Fog-system permettrait d’augmenter facilement l’humidité.

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3 Commentaires

  1. Merci d’avoir la gentillesse de préciser quel est le taux d’hydrometrie acceptable (approximativement)

  2. Fuji

    Salut tini,
    Alors pour les taux d’humidité acceptable tout dépend du type de culture que tu as, il n’y a pas vraiment de valeur exact à respecter car chaque plante à des besoins bien particulier et le substrat peut aussi jouer. Si c’est une culture hydroponique ton humidité est un peu plus haute qu’une culture en terre donc du coup il y a moins besoin de mettre des humidificateurs. Sinon comme valeur de base en période de croissance une humidité correct va être de l’ordre de 80% lumière éteinte et environ 60% lumière allumé. Lorsque tu sera en floraison une humidité lumière allumé de 40% et lumière éteinte de 60% me semble être plus qu’acceptable. Il faut éviter de monter trop haut en Floraison car cela pourrait entrainer le développement de moisissures… et ça on en veut pas 😀

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