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Lutter biologiquement contre le puceron

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pucerons

Identification :

Le puceron est l’un des principaux ravageurs en culture ornementale sous abris. Il s’attaque à tous les types de plantes et provoque rapidement des dégâts importants. Sa vitesse de reproduction et sa capacité de dispersion permettent au puceron d’envahir très rapidement une culture. Il est d’autant plus nuisible qu’il est susceptible de transmettre des virus.

Les pucerons s’attaquent aux jeunes pousses de vos plantes.
Plus le sol contient de l’azote, plus les plantes qui y poussent auront des chances d’être attaquées par les pucerons.

 Dégâts : 

 Le puceron est un insecte piqueur – suceur.
Les pucerons se nourrissent de la sève des feuilles et des jeunes pousses. Ils peuvent ainsi occasionner d’importants dégâts : la croissance de la plante peut être freinée, la plante s’affaiblit.
On peut également observer un avortement des fleurs, la chute des feuilles ou des dessèchements de pousses.

L’action irritative et toxique de la salive se traduit par des déformations de type varié sur les feuilles ou les rameaux. Cela va de la simple crispation du feuillage et à la formation de chancres ou de galles.

pucerons 2

Les pucerons peuvent transmettre et disséminer des virus pathogènes.
Par cet aspect, ils se montrent beaucoup plus nuisibles que par leur prélèvement de sève. A. gossypii , par exemple, est vecteur de 44 virus.

Le produit de la digestion du puceron est très riche en sucre : c’est le miellat.
Ce 
miellat est un milieu très favorable au développement de la fumagine, champignon de couleur noire.

La fumagine est inesthétique et réduit la capacité photosynthétique des plantes.

cycle de developpement puceron

Cycle et durée de développement : 

Le cycle des pucerons peut être de deux formes suivant l’espèce :
– Monoécique : tout le cycle sur la même plante,
– Dioécique : première partie du cycle sur un hôte primaire (hivernation sous forme d’œufs puis apparition des fondatrices), et seconde partie sur l’hôte secondaire (succession des générations asexuées au printemps et en été).  

Si l’hiver est doux, certaines espèces peuvent se maintenir toute l’année sur leur hôte secondaire. En climat tempéré, la plupart des espèces de pucerons présentent un cycle complet comportant une génération d’individus sexués.

Les pucerons sont dotés d’une capacité de multiplication très élevée : 40 à 100 descendants par femelle, ce qui équivaut à 3 à 10 pucerons par jour pendant plusieurs semaines.

Ils sont peu sensibles à la température et à l’humidité ambiante.


La lutte biologique : 

De très nombreux insectes  » anti-pucerons  » existent dans la nature :chrysopes, syrphes, punaises, coccinelles…
Dans le cadre des cultures extérieures, il peut être intéressant de lâcher des auxiliaires complémentaires pour favoriser les équilibres naturels. Dans les cultures sous serres, généralement trop précoces pour que les auxiliaires naturels y soient efficaces, il est souvent nécessaire de lâcher plusieurs espèces d’auxiliaires, avec des modes d’action complémentaires, pour pouvoir contrôler les pucerons.

On distingue les prédateurs, qui mangent les pucerons, et les parasites dont les larves se développent dans les pucerons à leur détriment.

coccinelle

  •  Dans la première catégorie, les coccinelles sont des prédateurs aujourd’hui bien connus du grand public. Elles sont à la fois très polyphages et très voraces. Les femelles pondent jusqu’à 20 œufs par jour, près des colonies de pucerons. Les larves et les adultes sont de grands prédateurs : les stades larvaires âgés peuvent consommer jusqu’à 100 pucerons par jour. Cet auxiliaire supporte des températures assez basses (à partir de 10°C), ce qui permet de l’utiliser à l’intérieur comme à l’extérieur, mais de préférence sur strates végétales basses (herbacée ou arbustive).

 

 

Aphidoletesaphidimyzalarvae

  •  Aphidoletes, dont les larves sont prédatrices de pucerons, ressemble à un petit moucheron (2 mm de long), avec de longues pattes, et présente la particularité de n’être actif que la nuit. Il se nourrit du miellat produit par les pucerons. La femelle pond ses œufs au milieu des colonies de pucerons, ce qui permet aux jeunes larves de trouver rapidement leur nourriture. Ces larves sont des asticots de couleur plus ou moins orangée, qui mesurent 3 mm au dernier stade, et sont alors très visibles au milieu des colonies de pucerons. Une larve d’Aphidoletes peut consommer de 10 à 100 pucerons au total. Cet auxiliaire est sensible aux températures basses et ne peut donc être utilisé que dans les cultures sous abri.

 

larve chrysope

  •  La chrysope, appelée plus poétiquement mouche aux yeux d’or, a des larves qui peuvent chacune manger jusqu’à 500 pucerons en 15 jours. Elles mangent aussi des acariens, des cochenilles, des thrips.

 

 

omicro-hyménoptères

 

  •  Parmi les parasites, plusieurs espèces de micro-hyménoptères sont utilisées. Ils ne parasitent pas tous les mêmes espèces de pucerons. Les femelles de ces auxiliaires pondent leurs œufs dans tous les stades de pucerons. La morphologie des pucerons parasités change et ils sont alors appelés « momies ». Les modifications sont variables en fonction du parasite. Certains de ces auxilaires parasitent jusqu’à 250 pucerons dans leur vie.

 

  • Le savon noir en pulvérisation donne également d’excellents résultats.

 

 

Source : http://www.plantesdusud.com

 

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Un Commentaire

  1. Fuji

    La chrysope dévore les pucerons d’une très jolies manière, par contre ce sont les larves de chrysope qui sont très voraces et moins les spécimens adultes. Le fait de suspendre des bandelettes avec des larves (de chrysope) dans le jardin permet de s’assurer un espace sain et propre de tout nuisible.

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