Hydroponie.fr

Culture Hydro

L’Hydroponie à l’Ile Maurice, un secteur en pleine progression

| Un commentaire

Toujours dans l’océan indien, à quelques 200 kms de l’île de la Réunion, à l’ile Maurice là aussi l’hydroponie trouve sa place dans le paysage …

hydroponique

Pas moins de 330 planteurs s’adonnant à la culture hydroponique ont été recensés à travers l’île vers la fin de 2012. «C’est un secteur qui attire de plus en plus d’entrepreneurs. Les facilités financières disponibles et l’encadrement offert tirent la croissance vers le haut», explique Armoodalingum Ellapen, Research Scientist à l’Agricultural Research & Extension Unit (AREU).

 

Il souligne que la superficie totale sous culture hydroponique dans l’île avoisine les 24,8 hectares de terre. Cela représente environ 575 unités de serres (commerciales) qui s’étendent chacune sur 250 à 700 mètres carrés. «Le secteur compte, aujourd’hui, de gros promoteurs qui ont étendu leur business sur 6 000 à 7 000 mètres carrés»,fait ressortir Armoodalingum Ellapen. Et d’ajouter que des données sont actuellement amassées pour mieux chiffrer la production nationale en légumes hydroponiques.

Kailash Ramtohul est un entrepreneur qui, avec son épouse, s’est lancé dans cette activité l’an dernier. L’idée a germé lorsqu’il cherchait à développer son terrain de dix perches dans la région de Crève-Coeur.

«Nous voulions un business parallèle à nos fonctions professionnelles mais s’occuper d’un jardin nécessite trop de temps et d’énergie», relate-til. La culture hydroponique est alors proposée comme option au couple Ramtohul. «Le matériel pour la culture hydroponique nous paraissait toutefois dispendieux. Le coût d’implantation pour une serre de 300 m² tourne autour de Rs 400 000 à Rs 500 000», soutient Kailash Ramtohul. (40 rs = 1€)
PRODUCTION PLUS FACILE

Cependant, ces dépenses sont rentabilisées par une production plus facile grâce à un meilleur contrôle des éléments. Moins d’intempéries, d’invasion d’insectes, de sécheresse ou de petits voleurs (ratons laveurs, rats musqués, moufettes, etc.). La maturation des fruits est accélérée par une saison de production plus longue et de multiples productions en cours d’année au lieu d’une seule. D’autant plus que l’AREU apporte un soutien technique de proximité.

«La conception du projet, la formation pour une meilleure gestion de la serre et une bonne utilisation des appareils, et le tout, soutenu par des visites régulières. Quoi de meilleur encadrement pour un entrepreneur qui débute?» souligne un officiel «Du côté des banques, les financements sont à hauteur de 80 %, avec un taux d’intérêt de 7,9 %, sans compter une période moratoire de deux ans. Cela permet donc à l’entrepreneur de souffler sur les deux premières années en ne payant que des intérêts», renchérit Armoodalingum Ellapen. L’entrepreneur peut entre-temps atteindre sa vitesse de croisière, pour poursuivre le remboursement du capital.

Kailash Ramtohul profite déjà de ses récoltes. «L’an dernier, le bas prix des tomates et pommes d’amoura influé sur notre rentabilité,mais nous avons pu amortir nos frais», souligne-t-il. Cependant, les premières récoltes du début 2013 n’ont pas été aussi fructueuses. La «bacterial wild» est une maladie qui fait ravage et qui a détruit 50 % de sa récolte cette année. «Mais le prix élevé des tomates en début d’année nous a permis de compenser les pertes», avance Kailash Ramtohul. L’entrepreneur se dit satisfait des résultats recueillis jusqu’ici.
RS 20 LA LIVRE EN GROS

Si tout va bien, la capacité de production optimale de la serre des Ramtohul peut atteindre, pendant l’hiver, cinq à six tonnes de tomates alors qu’«en été, la production régresse de 30 % à 40 %», dit-il. Ces tomates de premier choix, il les vend (en gros) à Rs 20 la livre. «Si nous nous lançons dans le commerce de détail ou apportons une valeur ajoutée à nos produits pour la commercialisation en supermarchés, le business sera encore plus rentable», affirme-t-il.
La culture de tomates représente à ce jour 65 % du marché hydroponique, soit le plus gros pourcentage. On utilise aussi la culture hydroponique à Maurice pour la production de poivrons (qui occupent 25 % du marché). Concombres anglais, melons et laitues complètent le reste du pourcentage

SOURCE : http://www.lexpress.mu

Hydrobox.com, Growshop.

barrabas

Auteur : barrabas

Thank you l’Égyptien !!!

Un Commentaire

  1. je souhaiterais avoir vos conseils pour la culture de la tomate.

Laisser un commentaire

Champs Requis *.