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Les Thrips attaquent !

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Les problèmes liés au bestioles arrivent avec la pluie.

Serre infesté

Contrôle constant : Graham Grant et son équipe gardent un œil très attentionné sur le contrôle des nuisibles.

Une véritable invasion de thrips (Bemisia Tabaci) à envahi la serre côtière,  prenant par surprise les cultivateurs. Tandis que certains autres se sont conforter dans leur choix de variétés cultivées résistantes aux maladies et aux insectes.

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Larve de chrysope dévorant un œuf d’alleurode

Néanmoins, même les prédateurs naturels de ces insectes (guêpe, coccinelle, chrysope…) ont du mal à avoir assez d’appétit pour dévorer et anéantir tant de petits nuisibles.

La faute est à attribué aux conditions climatiques du moment, ainsi qu’aux hectares de soja qui sont cultivés en abondance dans la région environnante.

Le peu de pluie qui est tombé après la longue période de sécheresse a en quelque sorte déclenché une frénésie reproductrice chez ces petits insectes, laissant les cultivateurs en serre situé proche d’un point d’eau dans une situation bien délicate.

Graham Grant de chez Wardell Hydroponics Lettuce est un fervent défenseur de l’agriculture raisonnée vis à vis des insectes. Il préfère utiliser des prédateurs naturels pour les nuisibles, tel que les thrips, plutôt que de mettre des pesticides à foison.

En temps normal les prédateurs arrivent à garder le dessus sur leur proies, à condition toutefois que le compost soit correctement élaboré et que la propreté de la serre soit respectée. L’eau stagnante et en l’occurrence un excellent bassin de reproduction pour les nuisibles.

pr-paration-du-purin-d-orties_2Lorsque les nuisibles commencent à être trop nombreux, un cultivateur attentionné va commencer par pulvériser des produits léger et organique (purin d’orties par exemple) afin de limiter l’infestation et de la contrôler. Mais si cette dernière persiste, il faut passer à quelque chose de plus fort et du coup la population de prédateurs bénéfiques, sensé protéger la serre, est elle aussi décimée.

Graham nous dit que l’utilisation de prédateurs naturel tel que les abeilles, n’est qu’une seule facette de ce que l’on peut faire en agriculture raisonnée.

L’agriculture raisonnée doit être faite de manière réfléchie, c’est une façon différente d’appréhender la culture dans laquelle il est nécessaire de comprendre le fonctionnement ainsi que les cycles de vie des insectes.

Par exemple, certains prédateurs vont s’attaquer aux nuisibles adultes alors que d’autres vont seulement s’attaquer aux larves.

Graham a réussi à créer une barrière (écologique) tout autour de sa serre en pulvérisant de l’extrait de soja. Les déchets verts sont jetés à un endroit où sont élevés les prédateurs naturels, leur fournissant de ce fait les conditions optimales pour qu’ils se reproduisent aisément.

Le saviez vous ?

En temps normal, on suspend des pièges collants un peu partout dans la serre pour limiter une infestation, il est aussi possible d’intégrer certaines bactéries dans l’eau d’arrosage, qui elle vont attaquer les insectes de l’intérieur (ce que fait la larve de chrysope aux yeux d’or).

Le soucis qu’il y a avec les nuisibles, c’est qu‘ils arrivent très bien à s’adapter à un produit particulier (comme un virus qui développe une résistance à un médicament) ce qui transforme la guerre avec ces petites bestioles en vrai parie d’échec, dans laquelle il faut souvent changer de stratégies.

Source : http://www.echonews.com.au

Hydrobox.com, Growshop.

2 Commentaires

  1. barrabas

    Sympa la petite excursion du lundi matin en Australie, on voyage avec hydroponie.fr 🙂

  2. Fuji

    Ça donne envie de voyage, mais attention les thrips c’est pas un bon souvenir à ramener dans la valise pour les amis à la maison :p…
    On va ou la semaine prochaine?? 😉

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