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Les lampes inadaptées aux plantes

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De nombreuses lampes sont inadaptées pour les plantes

Les lampes sont un élément ô combien primordial en hydroponie ou pour la culture indoor de façon plus générale.
Ainsi certains éclairages sont-ils à proscrire dans l’utilisation d’un système hydroponique et ce pour plusieurs raisons.
En effet divers paramètres sont à prendre en compte comme l’intensité lumineuse, le spectre lumineux, le rapport coût utilisation et bien entendu enfin leur impact sur l’environnement !

Lampes à incandescence (classique et halogène)

lampe à filamentLa bonne vieille lampe conçue par Swan et Edison… Si le débat sur la paternité de l’invention n’est pas encore clos, la carrière de la lampe à incandescence quant à elle touche à sa fin !

Depuis le 1er janvier 2013, les ampoules domestiques à incandescence ne doivent plus être proposées à la vente.

En application de la convention signée en 2008 avec les professionnels de la grande distribution et du bricolage, les ampoules à incandescence (ou à filaments) ont été progressivement retirées de la vente, au profit des lampes basse consommation (fluorescentes compactes), qui consomment 5 fois moins d’énergie.

Pour mémoire, les ampoules à incandescence de 100 W ont été retirées du marché en juillet 2009, celles de 75 W en janvier 2010, celles de 60 W en juillet 2010 et celles de 40 W en septembre 2011.

Seules les ampoules de 25 W étaient encore en vente et doivent être retirées des magasins théoriquement depuis janvier 2013.

L’affichage de la classe énergétique des ampoules (de la classe A pour les plus économes à la classe G pour les plus énergivores) est obligatoire sur leur emballage.

 

Mais que reproche-t-on a ce dispositif qui en près de 100 ans n’a pas évolué et qui a été utilisé des milliards et des milliards de fois ?

Plus qu’un éclairage, un chauffage ! Comme le nom de la lampe l’indique, la lumière est crée par incandescence, c’est à dire par rayonnement dans le spectre visible d’un matériaux soumis à l’action de la chaleur.

Le filament en tungstène contenu dans l’ampoule est porté à incandescence par le passage de l’énergie électrique, ce qui émet de la lumière visible.
Le reste de l’énergie est rayonnée sous forme d’infrarouge : la chaleur !
On considère que 5 à 8 % de l’énergie utilisé par ces lampes est utilisé pour émettre une lumière chaude de 2500K à 3000K . Donc 95% est perdu sous forme de rayonnement thermique.

Le rendement lumineux des lampes à incandescence est médiocre : 5 à 15m/W, pour une durée de vie de 1000 heures. Si ces lampes sont les moins chère à l’achat, ce sont elles qui sont les plus onnéreuses à l’utilisation à cause de leurs consommation électrique et leur faible durée de vie.

Il n’est pas possible de faire pousser une plante en utilisant une lampe avec ces caractéristiques. Le flux lumineux faible, allié à l’absence de radiation bleues dans le spectre lumineux donnent des plantes chétives qui s’étiolent (qui tigent). Jamais vous ne verrez de plantes avec des entre-nœuds aussi grands !

Cependant, elle peut encore trouver sa place dans les espaces de cultures pour la gestion du photopériodisme. Lampe halogène

Les plantes reçoivent ce « signal lumineux » de faible puissance par séquences (ou continu) qui suffit à les maintenir en croissance végétative. Les lampes à incandescence supportent bien une utilisation cyclique (allumage/extinction), mieux que les tubes fluorescents et les lampes à décharge haute intensité.

Les lampes « halogènes » , sont des lampes à incandescence dont des halogénures sont ajoutés pour émettre une lumière plus blanche. L’ampoule est en verre de quartz pour supporter les hautes températures. Le rendement lumineux de ces lampes halogènes à filament de tungstène est aussi mauvais que celui de sa cousine classique. On oublie !

Lampes basse pression sodium

eclairage lampe basse pression sodiumMalgré son haut rendement lumineux (200lm/W le plus élevé) cette lampe n’est pas utilisé en horticulture.

Le spectre de la lumière émise se compose d’une bande de couleurs jaune /orangé (aux alentours de 589nm). On dit que le spectre de la lampe est monochromatique.

Donc, aucune lumière bleu qui pourrait raccourcir les entre-nœuds ! C’est inadapté !

Le gaz contenu à faible pressions dans le tube à décharge est un mélange de néon, d’argon et de sodium.

Comme sa cousine sous pressions, l’H.P.S, cette lampe est utilisée dans l’éclairage public.
Les centres d’observations astronomiques impose l’utilisation de ces lampes à leur environnement proche (routes), au profit de n’importe quelle autre lampe pour la bonne et simple raison que la lumière émise est composée de très peu d’ondes différentes. Cette lumière est facilement « éliminée » grâce à des filtres optiques adaptés pour permettre une meilleure observation du ciel. C’est parfaitement inadapté à l’hydroponie !

Lampes à vapeur de mercure haute pression

lampe vapeur de mercure lampe mercureLa lampe au mercure haute pression est la première lampe à décharge haute intensité créée.
C’est un peu la grand-mère des H.P.S et des M.H.

Cette lampe nécessite un ballast et un condensateur pour fonctionner.
( Il existe cependant des lampes au mercure à ballast intégré à partir de 160W)

L’ampoule qui contient un mélange d’argon et de vapeur de mercure, diffuse une lumière froide de 4300K.
Le spectre lumineux émis par la lampe au mercure est composé d’ultraviolets qu’une poudre fluorescentes converti en lumière visible.

On rencontre aussi ces lampes avec un réflecteur parabolique aluminé intégré, qui n’ont pas ce revêtement convertissant les U.V en lumière visible. Attention à ce type d’éclairage, n’oubliez pas vos lunettes de soleil pour protéger vos yeux.

Ces lampes étaient (et sont toujours) utilisées pour l’éclairage des végétaux (boutures, semis), mais le faible flux lumineux ne permet pas de faire pousser une plante adulte.

Cette lampe va bientôt être abandonnée à cause de son faible rendement lumineux: entre 36 et 58 lm/W . La lampe à vapeur de mercure est remplacée par les lampes aux halogénures métalliques ou à vapeur hautes pression. On l’utilisaient dans les réseaux routiers et l’éclairage des centres commerciaux, restaurants, aéroports, etc.

Enfin, ces lampes exigent un traitement d’extraction du mercure lorsqu’elles sont en fin de vie. Ces traitements sont long et couteux…. la facture environnementale lourde.

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Un Commentaire

  1. barrabas

    Il a oublié les lampes à pétrole je pense Prof Gilberto !

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