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Hygrométrie, humidité et degré hygrométrique

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Hygrométrie : humidité relative

L’hygrométrie est la science dont l’objet et de déterminer la quantité d’eau contenu dans l’atmosphère. (Horace-Bénédicte de Saussure, a écrit en 1783 un essais sur l’hygrométrie: 524 pages d’observations, d’explications de théories …)

Le degré d’hygrométrique est la quantité d’humidité relative contenu dans l’air. C’est donc un abus de langage de parler d’hygrométrie pour désigner l’humidité relative. (Par soucis de compréhension on répétera cet abus de langage tout au long de ce chapitre)

thermo-hygro

C’est ce chiffre qui indiqué sur les hygromètres (appareils de mesure de l’humidité relative, ou degré hygrométrique). Ce chiffre est un rapport entre la quantité de vapeur d’eau dans une masse air et la quantité maximale qu’elle peut contenir.

(Pour être exact, l’humidité relative est le rapport de la pression partielle de la vapeur d’eau contenue dans l’air et la pression de la vapeur d’eau saturante à la même température)

Pour déterminer le taux hygrométrique, on peut utiliser également un psychrométre. L’hygromètre à cheveux (de blond!) permet une approximation de l’hygrométrie car la mesure est peu fidèle.

L’eau dans tout ses états

Dans un abris de culture en hydroponie, l’eau est soumis aux variations de températures qui vont la mettre dans tout ses états (liquide, gazeuse, mais pas solide)

Quand l’atmosphère d’un abris s’échauffe, la masse d’air va mobiliser une grande quantité d’eau sous forme de vapeur : ce qui réduit l’humidité relative.

En effet, la quantité d’eau reste la même, mais cette masse d’air chaude demande plus d’eau pour être saturée.

A pression constante du niveau de la mer, une masse d’air saturée à 23°C est contient 20 grammes d’eau par mètre cube d’air. A 20°C cette masse d’air saturée n’en contient plus que 17gr/m³ et environ 13gr/m³ à 15°C.

A l’inverse, lors du refroidissement de l’abris de culture, la capacité de masse d’air à retenir la vapeur d’eau est réduite. L’eau sous forme de vapeur va se « condenser » (liquéfier pour être exact) sur les parois de l’abris, sur les végétaux : c’est ce qu’on appelle la liquéfaction.

Exemple :

Un abris dont l’air a une température de 24°C et l’humidité relative est de 60% subit une chute brutale de température de 7°C. (à cause de panne de chauffage). L’horticulteur ne dispose pas de brasseurs d’air et n’est pas renouvelé.

Cet abaissement de la température induit une perte de la capacité de la masse d’air à contenir de l’eau. Le degré hygrométrique augmente: Le thermomètre indique 17°C et l ‘hygromètre 90% .

Si la température descend au dessous de 16°C , l’eau se liquéfiera sur les plantes et les parois de l’abris.

Ce phénomène intervient la nuit (surtout avant la levée du jour) et à des conséquences sur l’aspect sanitaire d’une culture que nous verrons par la suite.

Facteurs environnementaux

Le degré hygrométrique dépend de la température de l’air de la pièce et de la pression atmosphérique. Ce denier facteur est négligé en horticulture car les variations de pressions au niveau du sol sont trop limité pour induire l’évaporation de l’eau.

La température de l’espace de culture, mais aussi la vitesse et la turbulence du vent, vont donc être à la base de l’évaporation de l’eau par les plantes.

Hydrobox.com, Growshop.

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