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Une belle réussite grâce à la culture hydroponique.

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A Woodruff, Ryan Oates réussit grâce à la culture hydroponique.

Ryan Oates Ryan Oates est gérant d’une entreprise du nom de Tyger River Farm qui produit des salades cultivées en hydroponie ainsi que toute sorte de végétaux destinés à la vente aux particuliers ainsi qu’aux restaurants locaux.

Le jardin de Ryan Oaths affiche des nuances d’émeraudes, de couleurs vertes printanières et forestières, bordeaux et pourpre avec des noms aussi imagés que “élégance”, “breen” ou encore “tour vertes”. La serre est située juste à coté de l’autoroute 417.

Le principal attrait de sa ferme réside dans le fait que tous ses végétaux poussent sans pesticides ni herbicides et le plus étonnant sans terre. (hors sol).

Oates, le propriétaire de Tyger River Farm s’est lancé dans cette entreprise, il y a de cela un peu plus d’1 an  effectuant ainsi sa première récolte de laitues et d’aromates en février 2013.
La culture hydroponique consiste à faire pousser les plantes dans l’eau à l’aide d’une solution nutritive enrichie en minéraux et cela sans terre.

bilde1“J’ai toujours eu la main verte en quelque sorte”, nous dit Oates qui est diplômé de biologie à Clemson. Quand j’étais à Clemson, j’ai assisté à tous les cours de botanique possibles”.

A côté de la serre de 500m²,  il y a des pépinières qui accueillent des douzaines de jeunes plants encore tendres et frêles. Les plantes commencent leur germination dans des plaques où sont insérés des cubes en mousses (LDR, Rootit…) légèrement écartés afin de pouvoir les séparer plus facilement. Une fois la graine germée et le plantule formé, chaque cube de mousse est placé dans une gouttière de culture.  Chaque cube est espacé d’environ 2cm.

bilde2L’eau et les nutriments nécessaires à la culture sont pompés dans un réservoir de 3000 litres placé sous la serre. L’eau est envoyée en continue dans des gouttières qui sont légèrement inclinées afin de pouvoir la récupérer dans des bacs de récupération pour la recycler en fin de cycle. Les racines des plantes sont irriguées en permanence, l’irrigation de cette manière fait en sorte que les produits “chimiques” n’entrent jamais en contact avec le végétal et de plus, les plants ne touchent jamais la saleté , nous dis Oates.

A mesure que les plantes grandissent elles sont déplacées de l’autre coté de la serre dans les gouttières terminales. La solution nutritive est testée en permanence à l’aide d’un récipient “test” dans lequel est mesuré la concentration en fer, potassium, cuivre ainsi que tout les autres minéraux nécessaires à la croissance des plantes. Le système branché sur un ordinateur permet de faire les ajustements nécessaires automatiquement, afin de favoriser la croissance des plantes au maximum, tout en gardant une solution nutritive adaptée au plus juste.

bilde4La serre est équipée de ventilateurs circulaires (oscillant), de système d’extraction pour éviter une saturation de l’air en humidité, ainsi que  d’un chauffage au gaz pour maintenir les températures optimum tout au long de l’année.

“J’apprécie l’automatisation”. “ Cela me laisse plus de temps pour récolter. De plus, le produit final est de meilleure qualité. Cette technique est très performante et fonctionne très bien, je pense qu’elle deviendra la norme dans un futur proche”.

Lorsque les températures sont clémentes, il faut entre 6 et 7 semaines pour effectuer un cycle complet, du semis à la récolte. Oates a remarqué au cours du premier hiver d’activité en tant que cultivateur hydroponique, que ses plantes avaient prises à peu prés 12 semaines pour arriver à maturité.

“Je suis toujours en phase d’apprentissage, j’apprends à régler les paramètres” nous dit Oates.

bilde6Oates cultive des laitues de Boston, de beurre, des croustillantes d’été, des vertes, des rouges, au milieu de choux frisés et de bettes le tout accompagné d’un assortiment de pousse printanières asiatiques. Son premier client fut “Le High Cotton” un restaurant à Greenville, et à l’heure actuelle Le restaurant “17 in travellers Rest” achète la moutarde Ruby Streaks qui a des reflets vert et violet.

Les plantes sont récoltées sans toucher aux racines, ce qui permet une conservation plus longue, il est possible de les conserver fraîches pendant plusieurs semaines lorsque les racines baignent dans l’eau. Oates et sa mère Joyce font leur récolte le plus souvent le matin avant que cette dernière aille enseigner à l’école. De cette manière les légumes peuvent se retrouver de la serre à la table le même jour, éliminant le coût du transport et de conservation, réduisant le stress des plantes tout en garantissant un gout frais. Le père d’Oates s’occupe de toute la partie administrative du business.

A l’échelle locale, Oates vend ses légumes par l’intermédiaire d’un circuit court en l’occurrence “Grain Loft à Greer” et “Belue Farm”. Il a ainsi réussi à se construire une  clientèle autour de Greenville. Pour autant,  il voit plus loin et compte être présent sur le marché de Spartanburg à compter du 29 mars et ce jusqu’à la fin avril.

Les circuits de distribution court gagnent du terrain, les gens sont de plus en plus intéressés par ce mode de consommation ce qui l’enthousiasme au plus haut point. Actuellement Oates vend toute sa production sans aucun mal et c’est pour cela qu’il prend soin de ses cultures comme si il faisait pousser de l’or.

Pat Schaff le propriétaire Du “Grain Loft” nous raconte qu’il a appris l’existence de “Tyger River Smart Farm” par l’intermédiaire du marché des agriculteurs “Hub City”. Alors, il a commencé à offrir des échantillons promotionnels d’assortiments de laitues à ses clients en guise de test.

Nous avons essayé sa verdure et nous l’avons de suite adoptée, nous et nos clients !  Les clients nous disent qu’ils n’ont jamais mangé des laitues aussi croustillantes et goûteuses que celle d’Oates. Le point positif dans cette histoire, c’est que nous pouvons manger ces légumes toujours frais, deux à trois fois par semaine.

Avant de se lancer dans Tyger River Smart Farm, Oates travaillait dans un cabinet pour lequel il faisait du management  d’organisation et de maintenance informatique. Il a aussi travaillé avec son père en tant que comptable. Entre ses classes de botaniques, ses cours sur l’hydroponie à la faculté et par son expérience professionnelle passée, Oates affirme qu’il avait toutes les clés nécessaires pour se lancer idéalement dans son entreprise.

“Tout s’est fait naturellement et s’est bien encaîné” dit-il, “de plus,  j’adore passer du temps dans la serre”.

Oates mène à l’heure actuelle des expériences sur de jeunes pousses de basilic qui sortent seulement leurs cotylédons des petits cubes de mousse. Plus tard dans l’année lorsque le temps sera un peu plus chaud, il tentera de faire pousser de la coriandre. Il espère aussi déménager bientôt sa serre : en effet, elle a été construite il y a 12 ans par ses parents alors qu’ils n’étaient que jardiniers  amateurs,  elle commence à être trop petite.

Oates conclut en nous disant que la serre actuelle est beaucoup trop petite pour une utilisation commerciale, qu’il considère cette dernière comme une expérience afin de faire ses test et ses ajustements. Il espère déménager sa serre pour une plus grande d’ici la fin de l’année.

Source : http://www.goupstate.com

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